Ecole, collège SAINT-PHILIPPE NÉRI Antibes Juan les Pins
07-09-2010
Saint Philippe Neri
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Saint Philippe compte cette année 512 élèves contre 517 l’an dernier. Stabilité.

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Anglais 4°B - Mai 2010

Sketchs en anglais écrits et joués par les élèves de 4° B


C'est un fichier zippé qui contient tous les sketchs. Cliquez sur le lien ci-dessous pour récupérer cette archive, puis décompressez là sur votre poste de travail. Soyez patients!!  le fichier fait presque 1 Go...

archive-sketchs-quatrieme_b_mai_2010
Quinzaine numéro 225

LES FACILES EFFETS D’ANNONCE ET LA PLUS DÉLICATE GESTION DES ECOLES

            Nous sommes embarqués depuis des mois, si ce n’est des années, dans la politique de l’esbroufe médiatique, dans le tourbillon du scoop et le culte de l’effet d’annonce. Telle déclaration tonitruante le lundi au journal de 20 heures, retrait ou bémols le mercredi, et le jeudi la chose tombe à l’eau. Un autre scoop le vendredi pour que le petit peuple ait de quoi parler le week end.

            Ce qui nous concerne aujourd’hui à ce propos à Saint Philippe, c’est le fameux lundi de Pentecôte. On se souvient de tout le remue ménage que cela a créé depuis deux ans, et les choses semblant un peu se tasser, nouvel effet d’annonce par une personne d’autorité, bien évidemment dans les médias.

            Seulement, pour une gestion raisonnée des écoles, on ne peut pas se fier sur la télé, ce qu’elle a dit, ce qu’elle a sous-entendu, ni attendre que le ministre ne déclare quinze jours plus tard qu’il n’a pas voulu dire tout à fait cela. Les paroles s’envolent, les écrits restent, et le 20 heures n’a pas force réglementaire.  Il nous faut des textes. Il y a toutes chances que le texte en provenance des autorités académiques au sujet de ce que doivent faire les écoles au sujet de ce fameux lundi de Pentecôte paraisse au Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale vers octobre ou novembre.

Comme il vous faut bien aussi prévoir et combiner, voici pour Saint Philippe ce qui aura lieu cette année, compte tenu que les élèves doivent avoir le nombre réglementaire de jours d’école :

Vendredi 2 mai : pont, pas de classe.

Lundi de Pentecôte 12 mai : récupération du 2 mai, classe pour tous les élèves.

On sent que quelqu’un va poser la question du vendredi 9 mai. La réponse est claire : école pour tous.

Évidemment si un texte réglementaire à caractère contraignant paraissait d’ici là, il faudrait bien changer notre fusil d’épaule et y obéir.

 

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Quinzaine N°224 du 17 Janvier 2008

 

QUARANTE CARTES DIX BILLES ET TROIS BONBONS

 

Le tourbillon incessant de notre début de siècle et de millénaire essaie de nous entraîner, si ce n’est de nous broyer, dans ce qu’on nous présente comme inéluctable, moderne, le top du top des temps nouveaux : plus, encore plus, toujours plus ! Plus de pouvoir d’achat, travailler plus pour gagner plus, rush sur les soldes, bousculade aux remontées mécaniques, des téléphones portables qui font beaucoup plus que bêtement téléphone, des GPS qui localisent à 20 centimètres près (bien mieux que la génération du mois dernier qui se contentait d’une précision de 30 centimètres), des télévisions qui captent 80, 90, 150 chaînes, Noël à Hawaï, Pâques aux Seychelles, juillet en Thaïlande…

 

Nous donnons un peu tous dans la dérive, et les enfants, par le processus bien connu de l’imitation du monde adulte, s’engouffrent dans la brèche que nous leurs ouvrons et s’aventurent sur les routes où nous les précédons. Plus, encore plus, toujours plus. Le quotidien des poches et des cartables enfantins montre bien cette dérive. On se souvient qu’il y a quelques mois, il avait fallu limiter à quarante le nombre de cartes Pokémon, YuGi’Oh et consorts, les piles ayant fini par atteindre des hauteurs déraisonnables. Quand, avec une belle régularité depuis des décennies, renaît l’époque des billes, on assiste à la même dérive de l’excès. Dix billes, ça va, cinquante bonjour les dégâts.

 

Ces temps-ci, le délire a tendance à tomber sur les bonbons. De tous temps les enfants sont venus à l’école avec quelques bonbons en poche, destinés à leur adoucir la vie, mais cette pratique a depuis peu tendance à devenir déraisonnable. Ce ne sont plus quelques bonbons, mais des paquets ! Ce n’est même plus le paquet individuel, c’est le paquet familial ! On se retrouve toujours en face du même dilemme : trois bonbons ça va, un paquet bonjour les dégâts.

 

Trop de matérialisme tue notre âme et celle des enfants. Le 21ème siècle sera un siècle de spiritualité ou ne sera pas, fait-on dire à André Malraux qui ne s’attendait certes pas à lutter avec les écoles et les parents pour un usage modéré des réjouissances des récréations à Saint Philippe : « Quarante cartes, dix billes et trois bonbons. » sera un bon slogan pour limiter les instincts matérialistes des enfants.

 

Réfréner les nôtres est une entreprise d’une autre difficulté.

  JMP

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